Ni aie Cambodia
Ce sejour au Cambodge, que j'ai prolonge d'une semaine, m'aura permis de mettre le doigt sur le travail humanitaire.J'ai pu comprendre ce que faisaient concretement certaines ONG.
Ainsi, l'ONG ''Nomade" a pour objectif de promouvoire les medecines traditionnelles. L'un de leur projet consiste a prevenir la malaria en trouvant un repellent anti-moustique naturel, en collaboration avec les medecins traditionnels locaux.
Je me suis baignee dans ce milieu d'expatries qui n'est ma foi, pas desagreable.
J'ai meme eu l'occasion d'aller une soiree a l'Insititut Pasteur du Cambodge et de le visiter !


Ce que je retiens surtout du Cambodge c'est le sourire, vous l'aurez compris. Derriere ce sourire on ne pourrai pas imaginer toutes les horreurs que ce peuple a subi ces dernieres annees.

Je me suis rendue au musee Tuol Sleng (S21), ancien lycee transforme en camp de torture par les khmers rouges dans les annees 70.
Ce qui m'a le plus touchee ce ne sont pas les photos des cadavres, les cranes ou les instruments de torture, mais les regards des hommes, des femmes et des enfants, photographies a leur arrivee dans le camp.
Je garde notamment en memoire celui d'une femme ou se lisait une profonde colere. L'intensite de l'emotion qui se degage a travers cette photo est difficile a transmettre par les mots. Son regard est celui d'une femme qui a du voir abattre sauvagement son enfant.

Les peintures d'un rescape montrent que les bebes etaient frappes a mort contre les arbres ou etaient jetes en l'air pour etre tires dessus tel un (in)humain ball trap...
En passant devant tous ces yeux qui me regardent, j'ai ressenti tou un melande d'emotion: tristesse, haine, degout, colere, peur... allant meme jusqu a la desincarnation.
Se croisent des temoignages de familles de martyrs et ceux d'anciens khmers rouges qui expliquent pourquoi et comment ils le sont devenus.
Ces temoignages ne sont pas anonymes: leur identite et leur photo sont clairement placardees.
A la fois je trouve que c'est courageux de reconnaitre et d'assumer ce passe dans un pays ou le sujet est encore tabou.
Mais lorsque l'on lit les explications qu'ils donnent "tuer ou mourir", quitte a laisser sa famille entiere se faire exterminer si elle etait contre le regime de Pol Pot... ca fait froid dans le dos...
Et j'en viens meme a me demander si en France, avec toute la place de l'individualisme et le nombre de pro-sarko, une situation comme celle-la devait arriver, comment est ce qu'on reagirait ?


Je pars du Cambodge avec un certain nombre de questions et quelques paradoxes non resolus:
Comment les cambodgiens font-ils pour rester aussi fins alors qu'ils mangent a longueur de jour ?
Le sexe est un sujet tabou, par contre qu'un homme rende visite a une peripateticienne, c'est une activite sociale tout a fait banale...
Par pudeur, les couples ne se touchent pas dans la rue, ils ne se prennent meme pas la main. En revanche, il est courant de voir 4 personnes collees les unes aux autres sur une meme moto...
Et j'en oublie d'autres. Marion, n'hesite pas a en ajouter d'autres, et encore merci a vous deux pour votre accueil, bande de poiscailles !
Apres avoir admire les dauphins d'eau douce a Kratie, regarde les agriculteurs faire leur travail sur l'Ile de la soie pendant qu'un petit garcon faisait du clap clap avec un instrument en bambou pour faire fuir les oiseaux, me voila au Viet Nam pour deux semaines.
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