L'envolee fantasmatique
Si j'etais un animal, je voudrais etre un oiseau... un pinson pour etre toujours gaie, une hirondelle pour ne connaitre que le renouveau du printemps, un pigeon pour voyager et transmettre des messages, une colombe pour faire la paix, une chouette pour hurler la nuit... ou bien une petite mesange pour swinger dans les branches d'un arbre ? Chanter des le petit matin pour annoncer le reveil du soleil, donner l'envie aux autres d'ouvrir les yeux et de se lever.
Etre un oiseau aussi et surtout pour s'envoler, planer dans les airs au gre du vent, se sentir libre, regarder le monde d'un autre angle.
Etant petite, il m'arrivait de rever de nager dans les airs. Je ressentais alors un sentiment de bien etre intense. J'essayais de faire durer ce moment le plus longtemps possible. Je n'ai pas refait ce reve depuis deja plusieurs annees.
La Nouvelle Zelande c'est "le" pays du sport aventure, du sport intense et extreme. Ca pourrait meme etre le pays des reves pour certaines car on peut nager avec les dauphins...
J'avais donc dans les mains "l'occasion revee" de pouvoir enfin voler.
Aussi tot dit, aussitot fait, je reserve un saut en parapente en tandem. Le lendemain, une camionette vient me chercher avec un couple d'americains. Nous sortons de la ville de Queenstown, qui me fait d'ailleurs penser a la Suisse.

Nous commencons a prendre la route en lacets et a gravir le "coronet Peak", situe a 1 646 metres d'altitude.
Il fait beau, on apercoit en contre bas le lac de Queenstown.

Nous commencons a prendre la route en lacets et a gravir le "coronet Peak", situe a 1 646 metres d'altitude.
Il fait beau, on apercoit en contre bas le lac de Queenstown.
Arrives en haut, les nuages nous enveloppent. Nous choisissons chacun notre partenaire de vol: je serai avec Jane. Jane deplie la voile du parapente, enfile son baudrier et me donne le mien. Je lui demande de verifier plusieurs fois si tous les harnais sont bien accroches: nous sommes parees. Elle m'explique que lors du decollage, elle ne me demandera qu'une chose: courir ! OK, message recu 5/5 !
Je regarde aux alentours et vois qu'un des autres moniteurs etait en train de s'entrainer au decollage avec l'americaine. Elle courait de toute ses forces et lui, la retenait par la taille.
Nous sommes le premier tandem a partir. Jane me demande si je suis prete, je reponds avec un grand sourirre YES !!! Bon, j'avoue que j'ai le coeur qui commence a s'accelerer a la vue du bord de la falaise. Le coup d'envoi est lance et je me mets a courir de toutes mes forces mais... quelquechose me retient et m'empeche de courir aussi vite que je le souhaiterai. Je suppose alors que j'ai mal compris ce que Jane m'a dit et que nous sommes en train de faire un exercice. Je m'arrete alors et la j'entends "coure, ne t'arrete pas !"
Ce n'etait pas du tout un exercice, c'etait simplement la force du vent qui s'engoufrait dans la voile qui me tirait a l'arriere.
Je reprends ma course de plus belle jusqu'a courir dans le vide... OUAH quelle sensation !!! JE VOLE !!! Je me sens toute legere. Le vent souffle sur mon visage, je me sens delicieusement bien, assise dans le vide.

Le vol est tranquille. Je peux admirer le dessus d'une crete que l'on frole presque. Jane me demande si j'ai envie de faire quelques "sauts": avec plaisir !
Elle se met alors a gonfler la voile d'un cote, nous virons brusquement a gauche, puis d'un coup elle la lache pour nous faire tourner a droite. J'ai le coeur qui se souleve. Je me mets a eclater de rire, j'ai l'impression de retomber dans l'enfance, comme quand on me faisait sauter en l'air.
Je ris, je n'ai pas envie que ca s'arrete. Pourtant, on se rapproche petit a petit du sol. Je vois d'ailleurs un gros smile dans le pre. L'aterrisage se fait en douceur... c'est deja fini !

Dans cette experience, le moment le plus intense aura ete le decollage. C'est d'ailleurs le moment que je prefere quand je prends l'avion.
Apres avoir passe l'etape des bagages, de la securite, des douanes et du controle du billet, on est enfin assis dans notre siege. Confortablement installe, il ne reste plus qu'a attendre que tout le monde ai boucle sa ceinture, que les hotesses de l'air aient fini d'expliquer les consignes de securite et que le moteur se mette a vrombir. Une petite marche arriere, l'avion se dirige pepere vers la piste de decollage. Arrive en bout de piste, il a le champ libre mais il faut parfois attendre encore quelques minutes. Le moteur nous berce et on pourrait presque s'endormir. Quand soudain, on entend le moteur s'accelerer, l'avion se met en route. On commence a rouler de plus en plus vite. Le paysage defile jusqu'a ce que plus rien ne soit stable, l'image devient floue. La pression contre le siege s'accelere encore et encore. On sait qu'on va decoler sans trop tarder mais sans vraiment savoir a quel moment les roues vont quitter le sol. Puis "doucement", on prend la direction du ciel, on ne touche plus terre. On ferme les yeux... c'est orgasmique.
Peut etre gouterai-je dans l'Ile du Nord aux sensations du saut en parachute ?
Nous sommes le premier tandem a partir. Jane me demande si je suis prete, je reponds avec un grand sourirre YES !!! Bon, j'avoue que j'ai le coeur qui commence a s'accelerer a la vue du bord de la falaise. Le coup d'envoi est lance et je me mets a courir de toutes mes forces mais... quelquechose me retient et m'empeche de courir aussi vite que je le souhaiterai. Je suppose alors que j'ai mal compris ce que Jane m'a dit et que nous sommes en train de faire un exercice. Je m'arrete alors et la j'entends "coure, ne t'arrete pas !"
Ce n'etait pas du tout un exercice, c'etait simplement la force du vent qui s'engoufrait dans la voile qui me tirait a l'arriere.
Je reprends ma course de plus belle jusqu'a courir dans le vide... OUAH quelle sensation !!! JE VOLE !!! Je me sens toute legere. Le vent souffle sur mon visage, je me sens delicieusement bien, assise dans le vide.

Le vol est tranquille. Je peux admirer le dessus d'une crete que l'on frole presque. Jane me demande si j'ai envie de faire quelques "sauts": avec plaisir !
Elle se met alors a gonfler la voile d'un cote, nous virons brusquement a gauche, puis d'un coup elle la lache pour nous faire tourner a droite. J'ai le coeur qui se souleve. Je me mets a eclater de rire, j'ai l'impression de retomber dans l'enfance, comme quand on me faisait sauter en l'air.
Je ris, je n'ai pas envie que ca s'arrete. Pourtant, on se rapproche petit a petit du sol. Je vois d'ailleurs un gros smile dans le pre. L'aterrisage se fait en douceur... c'est deja fini !

Dans cette experience, le moment le plus intense aura ete le decollage. C'est d'ailleurs le moment que je prefere quand je prends l'avion.
Apres avoir passe l'etape des bagages, de la securite, des douanes et du controle du billet, on est enfin assis dans notre siege. Confortablement installe, il ne reste plus qu'a attendre que tout le monde ai boucle sa ceinture, que les hotesses de l'air aient fini d'expliquer les consignes de securite et que le moteur se mette a vrombir. Une petite marche arriere, l'avion se dirige pepere vers la piste de decollage. Arrive en bout de piste, il a le champ libre mais il faut parfois attendre encore quelques minutes. Le moteur nous berce et on pourrait presque s'endormir. Quand soudain, on entend le moteur s'accelerer, l'avion se met en route. On commence a rouler de plus en plus vite. Le paysage defile jusqu'a ce que plus rien ne soit stable, l'image devient floue. La pression contre le siege s'accelere encore et encore. On sait qu'on va decoler sans trop tarder mais sans vraiment savoir a quel moment les roues vont quitter le sol. Puis "doucement", on prend la direction du ciel, on ne touche plus terre. On ferme les yeux... c'est orgasmique.
Peut etre gouterai-je dans l'Ile du Nord aux sensations du saut en parachute ?
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